• CHAUPRADE RACE SUPERIEURE:rétablir la "hiérarchie des civilisations" (et pourquoi pas des races ?) par la force !

    CHAUPRADE RACE SUPERIEURE:rétablir la "hiérarchie des civilisations" (et pourquoi pas des races ?) par la force !

    L'outil politique Chauprade à l'école de guerre : "Seb c'est bien"

    Vilistia

    Aymeric Chauprade : « Face à la barbarie de l’EI, il faut rappeler la hiérarchie des civilisations »
    Aymeric Chauprade, géopoliticien français et député européen Front National.

    Aymeric Chauprade : « Face à la barbarie de l’EI, il faut rappeler la hiérarchie des civilisations »

     Aymeric Chauprade, géopoliticien français reconnu et auteur notamment deGéopolitique : Tendances et changements dans l’Histoire, a récemment publié une tribune sur la place de la France face à la question islamique, qu’il définissait comme une priorité. Récemment engagé aux côtés du Front National, avec lequel il a été élu au parlement européen, M. Chauprade a répondu à nos questions suite au débat qui a suivi sa prise de position radicale contre l’État islamique et, secondairement, en faveur d’Israël face au Hamas.

     

    LBDP : Est-ce la mort de Dominique Venner qui dicte votre engagement politique aujourd’hui ?

    L'essayiste Dominique Venner s'est donné la mort par arme à feu en mai 2013, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

    L’essayiste Dominique Venner s’est donné la mort par arme à feu en mai 2013, à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris.

    A. Chauprade : Ce qui dicte mon engagement politique aujourd’hui c’est d’abord une réalité charnelle et sentimentale : une famille, des enfants auxquels je veux laisser un avenir français et européen. Mais il y a aussi trois écrivains qui, à la fois sur le plan intellectuel et amical, ont beaucoup compté pour moi, trois hommes radicalement différents.

    Charles Saint-Prot, le maurrassien, pro-arabe, fervent défenseur de la Francophonie, soutien du baasisme irakien devenu islamophile (il a suivi l’évolution du monde musulman au fond), Dominique Venner qui m’a consolidé dans mon combat pour l’identité de notre civilisation. Et François Thual, un homme du Grand Siècle français (raison et classicisme), juif d’origine et orphelin, converti au christianisme orthodoxe, franc-maçon, un conservateur d’une intelligence fulgurante et qui m’a appris à dépasser le déterminisme scientifique et à me passionner pour la philosophie de l’Histoire.

    Je les considère tous les trois comme des maîtres qui ont compté dans ma formation intellectuelle et je les tiens en grande estime mais je sais que chacun des trois aurait aujourd’hui quelques motifs de désaccord avec moi. C’est normal, chacun suit son chemin en homme libre.

     

    Y a-t-il une différence de ligne entre le Chauprade géopoliticien indépendant et le Chauprade candidat du Front National ?

    Une différence de ligne certainement pas. Je me suis engagé pour faire gagner mes idées et non pour en changer. Une différence d’approche et de traitement des idées oui et c’est normal. Le champ libre de la politique est plus réduit que le champ libre de l’écriture. Il y a des contraintes de formulations évidentes. L’autre différence c’est que l’écriture est tendue vers l’explication tandis que la politique est tendue vers la solution.

    Je suis entré en politique avec un objectif simple : aider Marine Le Pen à arriver au pouvoir pour que celle-ci stoppe le changement de population qui est en train de nous vider de notre substance, de notre civilisation.

    Je n’ai pas dit la solution idéale laquelle n’existe pas puisqu’on ne refera pas le monde, mais la solution crédible. Moi je suis entré en politique avec un objectif simple : aider Marine Le Pen à arriver au pouvoir pour que celle-ci stoppe le changement de population qui est en train de nous vider de notre substance, de notre civilisation. Je suis comme le militaire, je commence par définir l’EFR (l’effet final recherché) et je bâtis ensuite une stratégie politique en fonction de cet objectif.

     

    Votre récente tribune, « La France face à la question islamique », a été beaucoup critiquée par certains milieux, qui vous accusent entre autres de soumission à Israël. Qu’avez-vous à leur répondre ?

    Aymeric Chauprade en 2013 (Wikimedia CC).

    Aymeric Chauprade en 2013 (Wikimedia CC).

    À part ceux dont l’objectif est la destruction d’Israël et non la reconstruction de la France, je ne vois pas d’opposition, bien au contraire, car la très grande majorité des militants et des adhérents du Front national est sur cette ligne et s’est engagée en politique pour la préservation de l’identité française et le refus de l’islamisation.

    Quant à l’accusation d’être soumis à Israël, comme d’ailleurs à un quelconque autre État, elle est grotesque. Je ne veux même pas mettre en avant l’argument suivant lequel j’ai voyagé dans tous les pays du Moyen-Orient sauf Israël, car je m’autorise à aller un jour dans ce pays et personne ne m’en empêchera. Mais je veux rappeler que ceux qui ont comme moi un carnet d’adresses bien rempli, des réseaux, des amis dans beaucoup de pays, et qui ont travaillé avec le Maroc, la Russie et d’autre pays encore, en Afrique, en Amérique Latine, ceux-là sont toujours accusés par ceux qui ne font rien, d’être les agents de forces étrangères.

    Tout le monde sait qu’il y a, dans tous les conflits du monde, au moins 2/3 de victimes civiles. Le cas israélo-palestinien n’est pas une exception.

    Dans ce papier, vous écrivez : « Si l’on me confiait le Ministère de la Défense français et que mon pays était agressé par des roquettes alors oui je ferai le maximum pour avoir zéro mort du côté français et pour infliger des pertes maximales à mon ennemi. » N’est-ce pas là une vision un peu simpliste des choses, et n’oubliez-vous pas que, côté palestinien, on parle d’au moins trois quarts de victimes civiles ?

    Personne ne peut nier que Gaza est un enfer et que la population palestinienne paie au prix fort cette situation. Mais deux questions se posent.

    Premièrement une question militaire. Depuis la Seconde Guerre mondiale, je ne vois aucune puissance occidentale qui puisse donner des leçons à Israël quant au nombre de victimes civiles. Tout le monde sait qu’il y a, dans tous les conflits du monde, au moins 2/3 de victimes civiles. Le cas israélo-palestinien n’est pas une exception. Intéressez-vous aux bombardements américains de Fallujah en Irak, aux bombardements occidentaux contre les Serbes ou les Libyens, aux bombardements des forces régulières syriennes contre les bastions islamistes syriens, aux bombardements russes en Tchétchénie… Revenez un temps sur ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire avec la chute de Gbagbo.

    Partout les civils ont payé plus que les combattants. Interrogez les militaires français qui connaissent la réalité de la guerre et vous sortirez alors de cette fausse idée que les Israéliens tuent plus de civils que les autres armées. Il faut être soit très angélique, soit intoxiqué par la propagande médiatique pour croire à ce mensonge.

    Deuxièmement, posons-nous la question de la responsabilité politique. À partir du moment où un mouvement, le Hamas, lequel, je le rappelle, a gagné les élections à Gaza, a pour objectif non pas la formation de l’État palestinien mais la destruction d’Israël, alors il ne faut pas s’étonner que les Palestiniens connaissent le malheur. Ce n’est pas la Cisjordanie qui est bombardée, c’est Gaza.

     

    Dans votre ouvrage « Géopolitique, constantes et changements dans l’histoire », vous mettez en garde contre une vision monocausale du monde. N’avez-vous pas fait de même dernièrement par rapport à l’islamisme ?

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    Pas plus qu’il ne faut expliquer le monde par le sionisme, il ne faut l’expliquer par le fondamentalisme islamique. Je ne cède en rien à la monocausalité. Je dis que les Européens comme les Américains, les Russes, les Chinois, les Indiens sont confrontés à un problème commun qui est celui du fondamentalisme sunnite, lequel a été nourri par la politique américaine.

    Et je dis, en même temps, qu’il existe un affrontement entre les États-Unis et les BRICS pour faire simple, entre ceux qui veulent un monde unipolaire (et qui utilisent la réalité de la menace islamiste pour essayer d’avancer vers cet objectif) et ceux qui veulent un monde multipolaire. C’est monocausal tout cela ? J’ai toujours parlé de besoin de discernement pour la France.

    La France doit combattre l’islamisme qui est une menace mais avec discernement c’est-à-dire sans tomber dans la validation de la politique américaine. J’étais contre l’intervention en Afghanistan car elle ne menait à rien et nous ne pouvions pas changer le destin interne des Afghans. Je suis favorable en revanche à des frappes françaises aux côtés des Américains contre EI (c’est un intérêt commun) parce que je pense qu’elles donnent un répit aux forces étatiques ou pré-étatiques locales (irakiennes, syriennes, kurdes, pasdaran iraniens) pour s’organiser et régler elles-mêmes le problème d’EI.

    L’effet final recherché est clair : détruire EI, il ne s’agit pas ici d’apporter la démocratie en Afghanistan ou en Irak où elle n’est d’ailleurs pas arrivée avec les chars américains en 2003 contrairement à ce qui avait été promis.

    Parallèlement, je combats la folle stratégie de la tension avec la Russie à propos de l’Ukraine qui peut nous mener à une guerre mondiale. La politique étrangère indépendante à laquelle j’aspire n’est donc gouvernée par aucune obsession monocausale. Mes adversaires vont devoir choisir : suis-je pro-russe, pro-américain, pro-israélien, pro-BRICS ? Ils ne comprendront ce que je défends que le jour où ils cesseront d’être binaires et qu’ils admettront que la politique internationale de la France ne se construit pas suivant un logiciel dogmatique anti-américain et pro-russe, ou anti-arabe et pro-israélien, elle se définit à partir du seul intérêt de la France.

    L’islam est une religion du rapport de force. Si cette dynamique de l’EI est écrasée sous le feu de la puissance occidentale, c’est la hiérarchie des civilisations qui est rappelée à la masse immense des musulmans du monde.

    Concernant l’État Islamique, est-il judicieux de préconiser une action commune avec des États qui ont enfanté ces extrémistes, à commencer par les États-Unis ?

    La réponse est oui. Quand une maison brûle il est judicieux de commencer par essayer d’éteindre le feu plutôt que de s’engueuler en regardant la maison brûler. Il faut arrêter EI d’abord parce que, je le rappelle, les minorités chrétiennes de Syrie et d’Irak sont purement et simplement menacées d’extermination et de dispersion, et avec elles d’autres minorités auxquelles, en tant qu’amoureux du genre humain et de sa variété identitaire je tiens personnellement beaucoup, mais en plus parce que si nous laissons se propager cette nouvelle expérience califale alors nous prenons le risque qu’elle soit le noyau d’un réveil islamique généralisé.

    L’islam est une religion du rapport de force. Si cette dynamique de l’EI est écrasée sous le feu de la puissance occidentale, c’est la hiérarchie des civilisations qui est rappelée à la masse immense des musulmans du monde. Faut-il rappeler ici que le point commun de toutes les idéologies du monde arabe, qu’il s’agisse de l’islam politique ou du nationalisme arabe est tendu vers l’objectif de restaurer la primauté du monde arabo-musulman sur l’Occident, primauté perdue au XVe siècle, notamment par le fait des Grandes Découvertes et du contournement du monde musulman par les Européens.

    Des combattants de l'État islamique (capture d'écran Vice News).

    Des combattants de l’État islamique (capture d’écran Vice News).

    De la même façon que les Israéliens sont contraints régulièrement, pour vivre tranquillement, de rappeler leur suprématie militaire à leurs voisins arabes, les Occidentaux sont eux aussi contraints de le faire régulièrement lorsqu’un projet de domination islamique vient à renaître. À la différence de la quasi-totalité des politiques de ce pays je me suis intéressé, moi, à l’islam et à son contenu. Je ne parle pas d’une culture sans m’être immergé dans son contenu. L’islam occupe plus de la moitié de mes bouquins de géopolitique. L’islam c’est la Mecque et Médine, la paix et la violence. C’est indissociable.

    De la même façon que les Israéliens sont contraints régulièrement, pour vivre tranquillement, de rappeler leur suprématie militaire à leurs voisins arabes, les Occidentaux sont eux aussi contraints de le faire régulièrement lorsqu’un projet de domination islamique vient à renaître.

    Nous vivons avec cette réalité qu’il nous faut régulièrement couper la tête à l’islam de Médine et convaincre les musulmans que l’islam de la Mecque c’est mieux. Quant à ceux qui continuent à faire croire que l’islam c’est seulement La Mecque, je les laisse à leur déni de réalité qui nous emmène tout droit dans le mur. Bien-sûr que la question de l’immigration en France est celle de l’islam, et bien sûr que l’islam posera problème tant que les musulmans, au moins ceux qui vivent chez nous, n’auront pas décidé de réformer l’islam et de se débarrasser officiellement de l’islam de Médine.

     

    Pour terminer, l’essayiste Alain Soral vous a récemment accusé d’avoir trahi vos engagements et votre programme juste après votre élection au parlement européen (pour laquelle il estime vous avoir largement aidé). Avez-vous quelque chose à répondre à ces accusations ?

    alain_soral_comprendrelempireD’abord qui est Alain Soral ? Où sont ses livres de référence sur les relations internationales ? A-t-il conseillé des grands groupes, des banques, des chefs d’État ? S’est-il une fois soumis au jugement de gens cultivés, instruits, en responsabilité ? Jamais. C’est le Ron Hubbard de l’antisémitisme. Il a compilé deux trois classiques de l’extrême-droite, sur la FED et les banquiers juifs, et a pondu un prêt-à-penser pour racaille de banlieue. Vous croyez que je vais perdre du temps avec lui ? ( du condensé Chevènement en identitaire FN français -Vilistia )

    Quant à mon élection, c’est très simple, comme tous les députés français du FN au Parlement européen, je ne la dois qu’à une personne : Marine Le Pen. Les gens n’ont pas voté pour moi parce que le gourou du Mandarom antisémite leur téléphonait dans les banlieues, pas plus que parce qu’ils auraient lu mes bouquins de géopolitique. Ils ont voté Marine.

    Propos recueillis par Christopher Lings

    http://www.lebreviairedespatriotes.fr/27/09/2014/entretiens/aymeric-chauprade-face-a-la-barbarie-de-lei-il-faut-rappeler-la-hierarchie-des-civilisations/


     


     

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