• La situation de Nicolas Sarkozy à l’égard de la Syrie devenait réellement intenable. Il ne pouvait se pavaner sur le théâtre libyen comme le chantre de la démocratisation du monde arabe, fusse-t-elle par la force et rester discret, voire silencieux sur la crise syrienne qui , toutes proportions gardées, possède de nombreuses similitudes avec le cas libyen.

    Lire la suite...

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks

  • Une dictature qui opprime son peuple, qui veut mater violemment des manifestations, qui s'en prend à un «complot venu de l'étranger»... Et pourtant, la situation de Bachar el Assad n'est pas celle de Mouammar Kadhafi.  

    «Inacceptable.» Nicolas Sarkozy et Barack Obama ont choisi la même expression pour dénoncer la répression exercée par le régime syrien contre les manifestants. Catherine Ashton a eu un mot similaire: «Intolérable.» Mais que faire pour ne pas tolérer l'intolérable, accepter l'inacceptable? En Libye, la réponse à cette question a été l'intervention d'une coalition internationale qui bombarde les forces du colonel Kadhafi pour -selon la résolution 1973 de l'ONU- «protéger les populations civiles». Aux mêmes maux les mêmes remèdes? Sans doute pas.

    La situation en Syrie est à bien des égards comparable à la situation libyenne, il y a quelques semaines. Face à une partie de ces citoyens qui réclament la liberté, la démocratie et le respect des libertés fondamentales, le régime du président Bachar el Assad répond comme le guide de Tripoli: il envoie ses chars mater la rébellion, fait tirer à balles réelles sur des civils, arrête les supposés «meneurs» qui disparaissent sans autres forme de procès et stigmatise un complot de l'étranger. La répression aurait déjà fait plus de 400 morts et des milliers de blessés.

    Cela ressemble à la Libye...

    Comme en Libye, la dictature syrienne est une récidiviste. Le père de Bachar, Hafez el Assad, n'avait pas hésité, en 1982, à raser une ville entière (Hama) qui s'était soulevée contre la minorité alaouite au pouvoir dans un pays majoritairement sunnite.

    Comme la Libye, la Syrie a été plus ou moins ostracisée par les Occidentaux après l'assassinat à Beyrouth en 2005 de l'ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri. Et comme la Libye, elle semblait être peu à peu redevenue fréquentable, surtout grâce à la politique de Nicolas Sarkozy qui rompait avec l'attitude de son prédécesseur.

    ______________________________________

    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks




    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique