Il y a deux jours, on nous annonçait que les USA, décidés à prendre les choses en main pour la bonne marche du “printemps arabe”, avaient envoyé des drones en Libye.
On nous annonçait cela, le 12 septembre 2012, sur The Atlantic relayant CNN. La nouvelle précisait que la présence de drones US en Libye n’est pas nouvelle, – on s’en doutait, certes, – mais que cette présence, jusqu’ici pacifique, allait se transformer en une offensive déterminée.
Les premiers résultats obtenus sont surprenants, et bien à l’image de la situation du sympathique “printemps arabe”, et notamment de la situation en Libye, un peu moins d’un an après sa “libération” définitive et son entrée officielle dans ke grand cercle vertueux de la démocratie.
L’aéroport de Benghazi a été fermé dans la nuit de jeudi et une grande partie de la journée d’hier, par crainte que des avions civils ne s’aventurent, à se poser ou à tenter de se poser, dans tous les cas ne s’approchent de la zone de l’aéroport.
La raison en est que des batteries antiaériennes aux mains de divers groupes, milices, etc., hors des autorités officielles, installées dans diverses zones autour de l’aéroport, ont ouvert le feu sur des drones américanistes.
Il semble effet que des armements de ce type, particulièrement nombreux dans les forces de Kadhafi, aient été récupérés et dispersés entre ces divers groupes d’une façon assez égale, disons démocratiquement, ce qui mettrait ainsi les drones US sous le feu, notamment, des groupes du domaine al Qaïda.
(Les batteries sol-air devraient être des systèmes soviétiques récupérés, notamment des affûts de mitrailleuses et de canons anti-aériens, voire peut-être de redoutables affûts ZSU-23 de quatre canons de 23mm. Il s’agit aussi de l’emploi en mode sol-air de mitrailleuses normales, montées sur des véhicules.)
Antiwar.com donne, le 15 septembre 2012, les interventions résumées sur ces circonstances, qui ajoutent une touche très particulières au désordre général qui semble être le caractère le plus constant de la situation libyenne.
L’intervention US avec des drones, technique particulièrement détestée dans tous les pays arabes, contribue donc pour l’instant, sinon à l’élimination des groupes ayant participé aux événements du 11 septembre à Benghazi, dans tous les cas à l’établissement d’un désordre à un niveau de sophistication particulièrement remarquable.